La gamme Galaxy


Lorsque j’ai découvert les géodes « fleur de calcédoine », j’ai immédiatement été prise d’une envie irrésistible de les mettre en scène au travers d’une collection. Je n’ai pas eu à chercher longtemps, l’inspiration s’est imposée, brutale, irrépressible… J’ai vu dans ces petites cavités rocheuses tapissées de cristaux une interprétation naturelle de toutes ces galaxies qui nous entourent et composent cet univers infini dont nous ne sommes qu’une infime partition. Sublimes, scintillantes et jouant sur les nuances d’anthracite et de beige sable, un thème m’entêtait: l’espace!


Ceux et celles qui me connaissent le savent, je suis une vraie « nerd » qui passe son temps à fouiller le web à la recherche d’informations relatives à l’astrophysique et à la physique quantique. J’adore ça et me nourris d’une quantité impressionnante de conférences sur ces sujets passionnants. L’espace était la base narrative sur laquelle la gamme allait être développée… Mais ce n’était que les prémices de l’aventure !

Comment allais-je aborder les personnes qui allaient incarner ce thème? Que sommes-nous par rapport à l’espace, à la fois si proche de nous et si éloigné? Qu’est-ce que cela représente pour moi? Quelle est l’histoire que je veux raconter?


L’histoire d’une rencontre…


Ma vision s’est orientée vers deux personnages antagonistes: une astronaute ultra sexy, qui représente l’humanité, l’énergie féminine exploratrice, le côté attirant de la force. Elle serait une femme reconnaissable et porterait un costume d’astronaute. La seconde serait une entité, la grande mère univers, une « Gaïa » universelle. Elle serait semblable à la voûte céleste qu’elle supporte. Ce ne serait pas un être humain, mais une créature sublime qui symboliserait cet ailleurs qui nous englobe. Sa peau serait noire à l’image du berceau de l’Humanité apparue aux confins de ce si riche continent africain qui a vu naître l’humanité…

Un dialogue entre l’humain et le Tout, l’exploratrice et l’univers, l’enfant rebelle et la sagesse maternelle… Rien que ça! Leur rencontre allait se faire naturellement sur le set du shooting, parfois le costume fait l’interprète. J’ai confiance en mon équipe! Ces 2 entités se retrouveraient pour se confondre, se mélanger, le vaisseau et la mer, l’astronaute et l’univers ne font qu’un… Le tout et sa particule infime!


Entre ombres et lumières…


Pour donner vie à mon imaginaire (si réel lorsque je ferme les yeux), j’ai beaucoup échangé avec mon équipe. Ce n’est pas tout d’avoir les visions et une idée très précise, encore faut-il pouvoir rendre réelles ces images. Mes compétences ont leurs limites et je m’enrichis de la confrontation de mes idées avec celles des professionnels brillants qui me permettent de les concrétiser pour les amener jusqu’à vous et transmettre l’histoire derrière la création.


C’est mon maquilleur, Jay Make Up Artist, qui a proposé cette idée brillante de couvrir de paillettes noires le corps de la Femme Univers. Grâce à cette technique pertinente, l’image à elle seule traduit la puissance et la beauté de ce corps juste sublimé par les géodes. Christophe Bustin, l’incroyable photographe qui est parvenu à entrer dans mon histoire, a apporté son oeil précis, technique, pour traiter la lumière de façon très dure et rasante, à l’image des photos de la lune prises par la NASA. La superposition de ces deux idées a permis au fond et à la forme de faire corps dans une narration au service du beau et du mystérieux. De main de maître, Nora Hansen a mis en scène les photos à la manière de natures mortes et créé d’authentiques vues de planètes au décor minéral. Enfin, l’équipe de graphistes de l’agence Periskop a mis en page le plus beau catalogue qu’il m’ait été donné de tenir en main… Le tout fonctionne parfaitement et offre, le temps d’un instant, un incroyable voyage dans l’espace! Un travail d’équipe, de collaboration, d’écoute et de passion sublimé par l’exceptionnelle beauté de Tiziana Di Garbo qui interprète l’exploratrice et Ange Kagégé, merveilleuse Femme Univers.

Toutes les pièces achetées via le site sont livrées avec un catalogue de la gamme Galaxy…collector!

Des bijoux et de leur signification…


Il ne suffit pas de « tomber en amour » pour une pierre pour que le travail soit aisé et, en réalité, les géodes ont représenté un véritable challenge technique.  Humblement, j’ai beaucoup appris pour parvenir à les sertir délicatement. Et un passage à la joaillerie s’est avéré nécessaire pour pouvoir donner vie ces jolies merveilles. Depuis cette saison, les bijoux peuvent être commandés en or 14 ou 18 carats recyclé en plus du gold fille avec lequel je travaille depuis 15 ans.


Les noms des pièces et leur forme sont directement tirés des termes et formes observables dans l’univers fruit de mes recherches sur le sujet…

 

Nova est une croix, à l’image de deux étoiles à neutrons qui explosent. La puissance générée par leur explosion agrège assez de protons et de neutrons pour forger les atomes d’or. Tout l’or du monde est né de la mort d’étoiles à neutron… Et ça, ça me touche et m’émeut!


Horizon : pour event horizon, l’horizon des événements ou la limite de l’espace visible du point de vue de l’observateur en fonction de la courbure de l’espace-temps.


Traveler, pour évoquer le voyageur qui quitte le confort d’une terre qu’il connaît pour l’insécurité de l’espace…


Connection, pour la connexion entre l’astronaute et la galaxie au moment de quitter le cocon de sa station…


Arrival: pour l’atterrissage, mais aussi la rencontre entre deux entités antagonistes…


Curved space, pour la courbure de l’espace-temps et ses formules mathématiques complexes…


Planet, pour les planètes chacune différente et génératrice d’histoires et de légendes…


Lune, pour la lune, si proche et pourtant inaccessible…


Taurus, pour la constellation du même nom et son étoile Aldébaran, dont la couleur rouge est due à son grand âge…


Open space, pour l’espace ouvert, évocation poétique de l’infini